Comme pour le Dakar, c’est la course que l’on attend pas la liaison (mais il en faut) ! Sophie passe une nuit moyenne avec le matelas du haut que l’on met par terre de peur que je lui tombe dessus. Du coup c’est grasse-mat jusqu’à 8h30 😇
Nous faisons la connaissance de nos hôtes (nous n’avions rencontré que les beaux-parents la vieille) et les quittons avec difficulté tellement ils sont bavards. Mais nous ne pouvons nous empêcher d’échanger avec des entrepreneurs 😉 Lui est un ancien CRS (qui n’en a pas le physique ou alors il a dû se faire chahuter) et elle a une entreprise de commercialisation de chaussures. Ils viennent de racheter l’immeuble qui comprend 5/6 appartements. On a eu un énorme coup de bol : Sophie avait réservé à Mr Raymond qui a vendu entre-temps. Il se trouve que les nouveaux propriétaires ont découvert que les habitations étaient dans un état pire qu’ils ne le pensaient. Ils avaient mis un grand coup de propre pour nous le week-end précédent 😅. Le pèlerin est béni !
Nous partons de Charlieu avec son centre ville classé après un passage au marché pour le picnic du midi. Tout nous fait envie mais la raison du poids à transporter est plus forte que l’envie. Nous abandonnons même l’idée d’acheter une Praluline de 300gr (ça ne parait rien 300gr hein ?). Comme il s’agit d’une étape de plaine sur des pistes cyclables bitumées, nous avançons à un rythme rapide, inconnu depuis le départ de Cluny. Forcément, c’est tout plat car nous sommes dans la vallée de la Loire.




Les quelques bourgs que nous traversons n’ont qu’un intérêt culturel modéré hormis le côté industriel d’un passé lointain. En effet les deux bourgs sur chacune des rives du fleuve (Pouilly sous Charlieu et Briennon) étaient des hauts lieux de la brique et de la tuile en tout genre au 18 et 19e siècle. Tout était transporté par péniche. Mais avec le développement du chemin de fer puis plus tard du transport routier, les deux ports n’accueillent plus que des bateaux de plaisance. L’unique point qui mérite le détour (que nous avons fait d’ailleurs) est la superbe abbaye de Bénissons-Dieu. Ça ne s’invente pas un tel nom !








Nous avons l’impression de ne plus avoir de rythme après le dej. Sophie a eu une douleur au talon pendant deux jours ; moi c’est le cou aujourd’hui. Et de temps en temps des coups de pompe et l’envie de faire une sieste. Cela doit être à la fois l’organisme qui commence à fatiguer et quelques manques caloriques. Pourtant nous faisons assez attention à ce que l’on mange pour maximiser les calories ingurgitées notamment au petit-déjeuner et au dîner. Le midi, c’est viande séchée type grison avec du pain complet pour les protéines, quelques radis ou carottes à la croque pour les fibres, des fruits secs (noix, noisettes, amandes) pour les nutriments et un morceau de chocolat noir en dessert pour le sucre. Si le besoin s’en fait sentir, on fait un goûter vers 15h…euh en fait, c’est tous les jours 😋
Planté au milieu des champs et au sommet d’un beau sentier cassant, nous trouvons notre gîte atypique de La Motte, étape du jour. Didier nous fait découvrir une toute petite maison qui se trouve être l’ancienne fromagerie (super, tu compatis Anne-Françoise ? moi, me faire dormir dans une fromagerie. Faut vraiment que je l’aime ma Sophie 🥰). Bon ça va, il n’y a plus d’odeur. Mais il y a des toilettes sèches. Encore une expérience de plus à mettre au compteur ! La vue depuis le lit sur l’abbaye de Bénissons-Dieu au loin est magnifique.



