Passer une nuit de pleine lune dans un site comme le prieuré ne peut être que magique. Notre jeune hôtesse Aurelie est énergeticienne-magnétiseuse et nous conte des histoires d’ondes et de shakras. Nous aimons bien ça. Hier soir, nous l’avions vu quitter le site vers 22h avec des bonbonnes vides. Au petit-déjeuner, elle nous raconte qu’elle est allée à la source chercher de l’eau de lune. Oui, oui, c’est ça oui ! D’après elle, cette eau puisée à ce moment précis à des caractéristiques très particulières, bénéfiques pour le corps. Pourquoi pas !




Après une liaison de plaine (encore 😤), nous attaquons enfin une belle colline qui nous permet d’atteindre le sommet du coin. Cela fait du bien de se dérouiller les guiboles ! Et puis le paysage est vraiment plus beau d’en haut. Comme l’étape est toute courte ce jeudi, nous arrivons assez tôt à notre destination.
Montbrison, sous-préfecture et capitale du Forez, est l’étape du jour. Cette petite ville nous accueille avec son centre médiéval bien aménagé. La cité a un joli cœur historique. En son centre, une des anciennes rues commerçante est réputée pour faire la connexion entre le Languedoc et la champagne. C’est vous dire si elle est (était) active. Après avoir fait tamponner nos crédentiales et laisser nos sacs à l’office du tourisme (les gens sont toujours sympas avec les pèlerins), nous partons découvrir le cœur de Montbrison le dos léger, ça change. Depuis 6 jours nous n’avions traversé que des villages ou bourgs très calmes. Mais en même temps, ici, c’est une ville, une vraie : elle est animée, voire bruyante. C’est bizarre comme on déconnecte vite. Finalement, marcher dans la nature nous coupe du monde et de son rythme. C’est ce que nous voulions et nous l’avons trouvé. Pas vraiment pressé d’y revenir.




Nous quittons définitivement nos compagnons de route car nous ne partagerons plus nos étapes. Nous buvons une bière ensemble en terrasse. Google Maps est réactivé pour nous guider vers notre chambre d’hôte. Hélène Berthet nous accueille dans un havre de paix au son d’une musique de jazz toute douce. Nous échangeons sur Tahiti car ils y sont allés plusieurs fois voir leur fils qui y vit. Guy nous sort un somptueux rhum Mana’o Tahiti qui nous régale tous les sens. Quelle belle soirée à rencontrer de nouvelles personnes. Ces 12h de vie partagée nous paraissent bien plus long.
Je finis par une citation pour tous les voyageurs qui lisent ce blog et adresse une spéciale dédicace à Jf, mon ami hôtelier de Djibouti :
Le touriste exige, le pèlerin rend grâce