Quelle étape ! Moi qui voulais monter. Je suis servi ! Depuis Montbrison, sur les sept heures de marche, nous avons fait six heures de montée avec un dénivelé qui nous a bien cassé les jambes. Mais nous sommes contents car nous venons de dépasser les 220 km de marche. Mine de rien, cela commence à faire une belle « promenade » depuis Cluny.




La sortie de Montbrison est plutôt douce et plate. Nous passons à Moing qui a comme unique intérêt d’avoir été un site de thermes romaines. Mais il rénove le bassin avec du ciment (pas fou comme mise en lumière). Il faut dire qu’en sources d’eau, ça ne manque pas ici. La plus fameuse étant celle de St Galmier et sa réputée Badoit.
Nous avons attaqué la montée avec entrain malgré un sac chargé du ravitaillement pour deux jours (c’est que ça pèse tout ça) et une montagne de cash retirée des distributeurs de Montbrison. Désormais je n’aurais plus Michel et son carnet de chèques pour nous sauver. L’objectif était de ne pas arriver trop tard pour pouvoir se détendre et se reposer.
Du coup, nous attaquons les douze premiers kilomètres d’une traite en 3h30 ce qui est un bon rythme vu la pente. Ne trouvant ni ombre ni aire de repos (ah Sanef, tu nous manques 😜), je vois un banc blanc qui nous tend ses accoudoirs. Mais comme il s’agit d’un terrain privé, je vais sonner à la maison. Au bout de trois « y’a quelqu’un » un vieux monsieur un peu bougon sort et m’autorise à utiliser son banc et son robinet pour remplir nos gourdes. Nous nous asseyons au frais sur un banc dégoûtant (il m’avait prévenu « doit être sale »), plein de chiures d’oiseaux. Mais bon, à la guerre comme à la guerre, avec un sac plastique comme assise, cela fera l’affaire pour le déjeuner.




Nous découvrons des plants de vigne. Il semble que les Côtes du Forez tentent une percée (à tester, Mélanie ?) Les parcelles sont micro : il leur faudra un peu de temps pour percer. En ce qui concerne les panoramas, nous en reprenons plein les yeux. Et sous le soleil, c’est somptueux. Nous surplombons toute la vallée de la Loire avec St Etienne au fond.
Les instits sont super créatifs dans le coin (spéciale dédicace à Anne-Françoise et Sophie B). Cela fait deux fois que l’on voit des décorations de mobilier urbain.
Au terme de notre montée, connue comme étant le tronçon le plus difficile du parcours jusqu’au Puy), nous arrivons à Marols, étape du soir. Il se trouve que ce tout petit village de 400 âmes est labellisé « village de caractère ». Il a fait sa renommée avec ses maisons de pierre restaurées et ses artistes en résidence. De nombreuses œuvres d’art ponctuent un parcours de 9km dans et autour du bourg. De notre côté, nous serons ravis d’en voir sur le Chemin mais nous ne ferons pas le détour exprès 😉.






L’auberge nous attend. Nous ne serons pas déranger par le monde vu que nous sommes seuls. Le jeune restaurateur a repris l’affaire en oct 2019. Pas de chance pour un début.
Sophie a mérité sa surprise achetée à la boulangerie du village d’avant car il lui a fallu puiser dans ses réserves physiques et mentales aujourd’hui : elle apprécie deux petites meringues pour le goûter. Elle commence à souffrir des talons mais elle résiste en serrant les dents. Quelle épouse j’ai 😍 ! Ce soir, ce sera anti-inflammatoire obligatoire et puis un grand repos : nous dînons à 19h et extinction des feux à 22h. Demain, plus courte étape ( 18km quand même) mais on continue de grimper jusqu’au 1100m 🔋.
Une pensée à Jacky et Maryannick (oncle et tante de Sophie) qui ont fait un tronçon du Chemin et qui nous ont inspiré pour entamer le nôtre. « Tous les matins nous prenons le chemin,Tous les matins nous allons plus loin. Ultreïa ! Ultreïa ! »
Phrase du jour pour conclure :
Nous sommes comme nous regardons le monde.
Partante pour une degust 🍷 (même si pas sure du result 😉)
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Cool. On essaiera d’en trouver de part chez nous pour goûter ensemble
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