Nous n’allons pas continuer à épiloguer sur notre hôte barman et passons à l’étape suivante. La secrétaire de mairie nous tamponne notre crédentiale et nous partons sous le soleil un peu frisquet.
Règle du jour ou expérience du marcheur : ne jamais se fier à la distance et croire que cela va aller et que cela va être une balade de santé. Nous attaquons coup sur coup deux vallées en V qui nous font franchir une distance assez modeste de quelques kilomètres mais avec des dénivelés de fou.
La première se passe sans encombre avec un sentier qui vient d’être refait et une montée assez raide mais on aime bien ça. Le panorama sur le premier plateau est juste somptueux. En plus nous tapons la causette avec un jeune berger pendant une bonne vingtaine de minutes. Il nous parle de sa vie, de son pays, et du métier d’éleveurs et d’agriculteurs. Il est très avenant, très souriant : en un mot sympathique. Nous ne résistons pas à lui demander de le photographier pour notre album. Une belle rencontre de plus sur le Chemin.
Et c’est là que les choses sérieuses ont commencée. La descente dans la deuxième vallée a été entamée de façon assez classique. Nous avons même pensé que nous étions en Provence avec ses pins et son chemin de couleur orangé. Et tout d’un coup la descente s’est transformée en un mur très vertical. Exactement ce qu’adore Sophie. 250m de descente très pentue. Que des blocs de pierres, des racines et des éboulis. Sophie a de nouveau dépassé ses limites. Elle l’a fait une fois : il va falloir qu’elle le refasse sur les deux prochaines étapes vu les descentes prévues d’ici Le Puy ! 😍






En tout cas, une chose est sûre : les panoramas de Haute Loire sont à couper le souffle. Quel pays magnifique nous avons ! Nous avons fait une nouvelle expérience de marcheurs : après le déjeuner, nous avons divisé notre vitesse de marche par deux pendant 20 mn. Selon Paulo Coelho, l’idée est de ressentir les choses différemment en se forçant à ralentir. Expérience enrichissante pour l’écoute de soi et de son environnement.
Dans le tout micro bourg de Sarlanges, le premier relais spécial Pèlerin de tout notre périple : banc, abri et la première fontaine d’eau potable. C’est quand même incroyable qu’avec autant de marcheurs et de randonneurs dans la région, les mairies n’installent pas de robinet pour recharger les gourdes. L’accès à notre gîte d’étape se fait sous une pluie assez forte qui nous contraint à nous ré-équiper en tenue de pluie avec coupe-vent et poncho. Cela ne nous était plus arrivé depuis une bonne semaine et on s’en passe très bien.






L’accueil à la chambre d’hôtes Les Fresnes est super sympa. Le thé se prolonge pendant une heure à discuter des marches et de l’itinéraire du lendemain. Josette, notre hôtesse, est une grande marcheuse. Ses conseils sont précieux. Ensuite c’est lessive et yoga avant le dîner simple mais succulent. C’est quand même bon dans les tables d’hôtes 😋
Splen-dide !!! On en a pris plein les yeux aujourd’hui avec ces photos. C’est autre chose que le Gâtinais 😉
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