Nous y sommes. Non pas encore arrivés au Puy, mais au départ de nos deux dernières étapes marathon. En distance routière depuis Retournac, il n’y a pas énormément de kilomètres en suivant la route par la Loire. Mais comme le GR3 nous fait passer par un sommet à près de 990 m, c’est une autre paire de manches.
En ce qui concerne Retournac, nous y passons pour un ravitaillement. Le petit bourg n’a pas grand intérêt si ce n’est un musée dédié à la dentelle. L’office du tourisme nous colle un tampon joli dans la gravure mais vraiment pas propre dans l’impression. Je suis un peu dégoûté. Sophie me dit que c’est mon côté maniaco-dépressif ! Ok mais bon, le gars peut faire un effort quand même 🙁






Pour la deuxième fois depuis le début de notre périple, nous passons la Loire. Et aujourd’hui c’est deux fois de suite. le dernier pont ressemble d’ailleurs plus à celui de la rivière Kwai qu’à un passage réglementaire. On s’est dit qu’il fallait mieux faire la pause casse-croûte en bas pour prendre des forces avant d’attaquer la montée. Bien nous en a pris car on s’est fait 700 m de dénivelé positif pendant deux heures. Arrivés à un hameau de trois maisons, nous demandons à une dame si on peut remplir les gourdes. Elle nous dit très gentiment « non » et nous suggère de remplir à l’eau de source au-dessus de laquelle figure un panneau « eau non potable ». Nous décidons de ne pas nous y risquer. Mais arrivés au sommet dans le lieu-dit Le Bois, nous trouvons un joli banc pour prendre notre goûter à côté d’une nouvelle source. Une dame arrive avec son Kangoo et en sort 50 bouteilles vides qu’elle vient remplir à la sortie d’un tuyau en PVC. Cela fait 50 ans qu’elle en boit et elle est en parfaite santé 🙂 Sa belle-mère aussi qui a cent ans, c’est pour dire ! Je remplis donc ma gourde et je la trouve délicieuse et je donne mon eau poly-phosphatée à Sophie. C’est ça l’abnégation 🥰










Le sommet est en fait une vaste plateau occupé par des champs et des prés avec quelques hameaux et fermes. Ce n’est pas du tout le paysage auquel nous nous attendions. Nous parcourons cet espace en passant par le village de la Roche-en–Régnier. Panorama à plus de 180° sur les montagnes et sucs environnants. C’est époustouflant ! Dommage que le temps soit un peu brumeux : les photos ne rendent pas ce que les yeux voient.
Bon la rigolade est terminée. Nous n’en sommes qu’à 18 km et il nous en reste encore 10 de descente jusqu’à Vorey, village étape du jour. Nous décidons un repli sécuritaire vers la route qui descend presque aussi fort que le GR mais sans les cailloux. Un ancien que nous croisons dans son potager nous confirme que la descente est dangereuse. Bien nous en a pris.
Que cette étape était longue ! Elle est d’ailleurs notre record ever depuis que l’on a commencé à marcher. 8h30 de marche sur 28km on n’avait jamais fait ça ✅ ( ça fait « juste » 43 966 pas 🤪). Et demain, pour la dernière, c’est du même niveau : ça va piquer encore dans les talons et les genoux 🔨