
Dimanche, nous prenons la direction du sud pour aller à Sounion par la côte pour voir le temple de Poseïdon, grand rival d’Athena. Pour nous y rendre, nous prenons d’abord la direction du nord-est pour passer par Marathon. Et là, magic moment : nous sommes le 14, soit le deuxième dimanche de Novembre, jour du Marathon historique jusqu’à Athènes.
Pour la petite histoire, la distance entre ces deux villes fait exactement 42km et non pas 42,195. Aurions-nous été mené en barque depuis toutes ces années ? Aurions-nous eu tort d’apprendre par cœur une distance inutile avec 3 chiffres derrière la virgule ?
La vérité vraie est que ce sont les anglais qui ont établi cette distance. Lors des jeux de Londres en 1908, la famille royale exigea que les coureurs partent des jardins de Windsor et que la ligne d’arrivée soit sous leur tribune. Cela fit 26 miles et 385 verges, soit 42,195 km. Quelques années plus tard, la fédération internationale d’athlétisme conserva cette distance. Quelle histoire anglaise quand même !
Revenons à l’actualité du moment. La sono du speaker hurle dans tout le village. Nous jetons la voiture sur le bas côté devant des policiers impassibles, sans masque, concentrés à vérifier sans doute les scores du foot de la veille. Une horde de coureurs se prépare à partir. Et c’est le groupe 7 déjà ce qui veut dire qu’un certain nombre de joggers sont partis devant. A côté du stade se trouve une flamme et on s’imagine athlète olympique. On s’y croit !



Maintenant il faut partir et là, c’est la galère qui commence. On se retrouve piéger à essayer de rejoindre la seule route de côte qui nous amènerai vers le sud. Problème : elle est utilisée par 40 000 sportifs du dimanche qui ont décidé de prendre le même chemin que nous. Grrrr. Nous tentons pendant 1h30 de passer mais pour le coup la maréchaussée locale est plus rigide. Seule possibilité : revenir en arrière et repasser par Athènes en tentant de trouver un passage qui enjambe la route des marathoniens, sinon c’est re-blocage. Nous atteignons finalement Sounion à 13h en passant par l’autoroute plutôt que par le gentille route romantique de bord de mer.



Heureusement que le temps est très ensoleillé et que le site du temple de Poséïdon (qui se trouve être un parc naturel protégé) est magnifique. La balade sur la presqu’île nous ouvre l’appétit. Nous tentons une pause déjeuner dans un endroit que j’affectionne particulièrement : hors de la route touristique, nous nous arrêtons chez Théodore et Hélène comme plein d’autres grecs en famille ou entre amis. Sans aucun touriste et avec un resto plein, ça ne peut être qu’une bonne cuisine. Et nous nous régalons : Sophie de moules frites et moi d’octopus délicieux. Une bonne marche digestive nous amène le long des plages presque désertes en cette saison. Sophie se fait un ami canin qui ne la quitte plus et moi, un pote retraité grec qui parle très bien français pour avoir bossé en Belgique : il passe son temps à nager tous les jours et faire des sculptures avec des galets. La retraite quoi !



Le retour le long de la côte sud nous fait découvrir de nouveaux quartiers résidentiels notamment Glyfada. Mais avec une 2×3 voies en bord de mer, nous préférons le grand calme de notre Kifissia à nous.
La semaine professionnelle s’enchaîne à un rythme soutenu en alternant visites chez les prospects, clients et fournisseurs et de longues visio. Certains jours à la maison mon compteur de pas affiche un bon 165 ! Grrrr