Dernière semaine, nous sommes partis

Comme toujours, professionnellement, c’est intense mais un peu moins que le début du séjour. Je dois admettre que je me suis mis une pression d’enfer pour faire de ce premier workation un succès avec un gros impact sur le sommeil (on ne se refait pas, quand l’anxiété est là, elle est là). Pourtant après 4 semaines, clairement les relations établies avec les prospects et renforcées avec les clients sont d’une qualité que je sens bien meilleure qu’avant. Est-ce parce qu’il y avait plus de temps pour eux ou qu’ils ont apprécié le fait que nous venions vivre comme eux et non pas passer aussi vite qu’en vacances, difficile à dire. En ce qui concerne les résultats, l’avenir le dira. Et cela justifiera ou pas de renouveler l’expérience.

Pour organiser le départ, notre l’objectif est toujours de ne rien jeter comme nourriture. Sophie, qui a ce talent d’organisatrice et de préparatrice, mijote des petits plats succulents avec trois fois rien et sans épices particulières hormis une excellente huile, du sel et du poivre. Tout est cuisiné et rien n’est gâché. Belle performance ! Et rien n’a été jeté. Pour le reliquat d’huile, vinaigre, sel et poivre, cela fera le bonheur des suivants.

Dans l’appartement, nous continuons à avoir une fuite d’eau qui vient de l’aération (VMC pour les puristes) de la salle de bain. Le service de maintenance de Blueground est toujours aussi rapide. Le ou les techniciens arrivent dès le lendemain, gantés, masqués et avec leurs sur-chaussures enfilées. Ils changent le chapeau de l’évacuation qui se trouve sur le toit. Mais cela ne suffit pas. Je suppute une flaque d’eau qui se forme au moment des pluies et qui ensuite s’infiltre sous la couverture du toit. M’enfin, je n’y connais pas grand chose.

La dernière soirée est passée en compagnie de nos amis Vassilis et Vana. Nous les invitons dans un bon resto de poissons local. Nous passons une excellente soirée en continuant de les bombarder de questions que l’on a noté toute la semaine : la crise de 2008, les radars et les péages, le recyclage, la politique. Tout ça est très éclectique mais nous permet de mieux comprendre le mode de vie grec.

Nous quittons cette ville avec la joie de retrouver notre famille et nos amis en France. Nous nous disons qu’il fait aussi bon vivre dans ce quartier de Kifissia. Il pourrait être un lieu de séjour plus long. Nous sommes un peu chez nous à Athènes désormais.

Dans l’avion, nous sommes assis à côté d’une mamie grecque qui se rend à New York via Paris. Elle baragouine moyennement l’anglais. Mais en bonne grecque croyante orthodoxe, elle se signe trois fois avant le décollage et au moment de la descente. Aucun risque : nous étions entre de bonnes mains ! Elle applaudit à pleines mains après l’atterrissage en disant à Sophie « beautiful ». Notre mamie juge d’ailleurs que la pilote d’Air France est bien meilleure que ses collègues américains !

Prochaines étapes de workation ? Casablanca, Varsovie, Bangkok, Malaga ? On verra où le business et nos envies de vivre la vie que nous avons choisi nous mènera. Dans tous les cas, cela sera après notre prochaine marche sur le Chemin. En effet, la deuxième étape de notre parcours sera mi-mai 2022 entre Le-Puy-en-Velay et Cahors sur 350km.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

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