Déjà que je ne pensais qu’au Chemin depuis un an, désormais à une semaine du départ, je ne vous dis pas comme l’esprit est mobilisé. Le mal aux reins de Sophie de la semaine dernière, qui nous a contraint à reporter notre dernier entraînement, s’est réduit. Maintenant c’est le ventre. Il y a de l’appréhension à repartir gravir les sentiers de Haute Loire au départ du Puy. Clairement, il y a moins d’engagement à partir une semaine au Club Med. 🥳
Mais bon, on l’a déjà fait donc nous savons à quoi nous attendre. La Via Podensis (celle qui part du Puy en Velay) est la voix la plus empruntée en France. Donc, si d’autres l’ont fait avant nous, avec souvent 20 ans de plus au compteur et parfois peu de condition physique, il n’y a aucune raison que l’on n’y arrive pas. Et comme ce parcours va être somptueux, on va en profiter encore plus que l’année dernière.
Aujourd’hui c’est un itinéraire de dénivelés que j’ai proposé à Sophie. Du côté de mon bureau se trouve la vallée de la Bièvre. Nous rejoignons Igny puis Jouy en Josas avant de monter sur le plateau de Villacoublay, base aérienne connue pour héberger les avions du gouvernement. Mais elle a accueilli surtout glorieusement les actions héroïques (on peut le dire) de sécurité incendie du Caporal-chef Scuto pendant 12 mois en 1990. J’ai quand même éteint un feu de radiateur…oui…il faut le faire…au péril de ma vie. Ah j’oubliais aussi mon engagement dans la guerre du Golfe (celle de Bush 1 comme disent les Ricains) grâce à mon immense contribution au maintien des communications entre les forces projetées sur le terrain. Ok : j’ai fait deux jours de garde autour des antennes de la base de Villacoublay équipé d’un pistolet mitrailleur de 1964 chargé à balles réelles ! Ca n’était pas une Opex des Forces Spéciales mais quand même… À mon commandement, gad’vous ! R’pos !
Objectif du jour : 19km avec un peu de dénivelé. Pas énorme (600 en tout) mais la pente un peu raide va nous faire du bien.
Nous tombons sur deux gros châteaux qui ont appartenu à la famille Oberkampf. Hormis le quartier du même nom dans Paris, nous ne connaissions pas la famille. En fait elle a fait fortune fin 18e-mi 19e siècle dans l’impression des tissus dit indiens puis inventeur de la fameuse toile de Jouy. L’un de leurs châteaux a été le site hébergeant la fondation Cartier avant qu’elle ne soit relocalisée boulevard Raspail.
La montée sur le plateau de la BA107 est bien raide. Nous contournons l’immense site du GIGN. Pas à dire, on est bien protégé chez WeYield ! Lors d’une panne internet récente, l’équipe a tenté de se connecter via la 4G. Et bien, c’était difficile de bosser avec un débit aussi faible Zone blanche ou brouillage ?
Malgré la chaleur lourde nous tenons le rythme et finissons par une belle descente comme Sophie les aime. Rien de tel pour se remettre les fondamentaux en tête. C’est comme le ski ou la natation, la technique de descente, ça ne s’oublie pas 😄






Allez manu on attend la suite et le départ. Courage à vous 2 !
Pour la petite histoire, souvenirs…Moi aussi j’étais à Villa BA107 de août 92 à août 94. 2 ans à l’E.T 3.60 Estérel. Le
PM MAT 49… (pistolet mitrailleur de la Manufacture d’Armes de Toul modele 1949…pas 64 ! )
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Non incroyable : on était vraiment fait pour se rencontrer alors. BA107 et Le Laf, du délire.
Pour le PM, j’ai mis la date au hasard pour montrer que c’était très vieux. Mais alors avec la vraie date de naissance, c’est encore pire !
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Emmanuel, défi : l’année prochaine tu pars sur le chemin avec un barda de militaire ;P
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En parlant de barda, tu verras la photo du hollandais avec sa caravane à bras 🙄
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