Ucluelet

C’est reparti pour 250km de voiture à travers la montagne pour rejoindre la côte ouest et les deux spots les plus réputés de l’île : Ucluelet et Tofino. Tous les guides touristiques en parlent ainsi que les surfeurs. Comme hier, la traversée des montagnes enneigées le long des lacs est vraiment belle, qui plus est sous un magnifique soleil. Il faut au moins ça pour se taper les 160km d’est en ouest derrière les camions transportants du bois ou des minerais. Ce ne sont d’ailleurs pas les plus lents !

Pas de doute : cette presqu’île longue d’une quarantaine de kilomètres est magnifique. Nous commençons par Ucluelet au sud dont le tarif des logements était plus accessible à notre bourse d’Européens.

Ucluelet offre un sentier côtier de 6km, le Wild Pacific Coast, très bien aménagé et équipé de promontoires tous les 50m pour admirer la vue. Magique sous un si beau soleil. La côte est déchiquetée par l’océan Pacifique. Ils ne semblent pas avoir les mêmes lois de protection du littoral que nous, vu le nombre de maisons toutes plus magnifiques les unes que les autres (en front de mer, il faut compter plus d’un million de dollars canadiens x 0,65 pour l’€). Mais elles sont toutes bien cachées dans la nature. 

Le logement est plutôt sympa façon tiny-house, très moderne et très design. On s’y sent bien. Mais dans le détail, c’est sans doute un bonhomme qui a conçu les logements : aucun rangement, aucun espace pour déposer la trousse de toilette, même pas de place pour ouvrir la valise dans les deux chambres. Comme sur les bateaux de croisière, ils auraient au moins pu prévoir des pieds de lits de 50cm de haut pour pouvoir glisser les valises sous le lit. Un mec sans sens pratique j’vous dit !

Après la pizza fat du midi, nous faisons un dîner salade en ville… enfin village plutôt. La serveuse nous recommande une plage plus au nord en direction de Tofino pour y admirer le coucher de soleil. Nous chevauchons notre destrier pour entrer dans le parc national Pacific Trim Park. Charles avait déjà acheté un pass valable un an dans tous les parcs nationaux : nous l’accrochons donc au rétroviseur et pouvons nous garer sans souci. Nous stoppons à Wickaninnish Beach mais l’accès à la plage se fait par un sentier qu’il faut parcourir pendant 15mn. Le panneau à l’entrée nous informe : si l’on croise un ours, il faut faire du bruit et il est préférable d’avoir un spray à ours (Charles a rendu le sien qu’il avait acheté en Alberta). Ambiance. Sophie n’est pas rassurée mais nous faisons le chemin quand même dans la pénombre pour nous rendre compte que la plage n’est pas dans l’axe du coucher du soleil.

On repart pour trouver un belvédère plus adapté au magnifique soleil couchant. 

Laisser un commentaire