Whistler

Deux sites, deux ambiances. Nous laissons l’île de Vancouver (séquence émotion pour Charles qui quitte son lieu d’études des 4 derniers mois) pour revenir sur le continent et rejoindre THE ski resort à Whistler. 

Le réveil est très tôt (5h30) car nous avons 2h30 de route pour rejoindre l’embarcadère du ferry à Nanaimo qui se trouve exactement à l’opposé de là où nous sommes. A toute chose malheur est bon : un, nous avons un magnifique lever de soleil sur la baie où nous séjournions ; deux, Charles aperçoit un ours qui se trouve dans le fossé à fouiller quelque chose. Nous attrapons la caméra pour immortaliser ce moment et faisons même demi-tour pour nous en rapprocher un peu plus (mais sans faire de photo car la bête est imposante).

Dernière rencontre animalière : un daim (l’animal, pas le bonbon) attend sur le bord de l’autoroute pour traverser : perdant de son courage, il se ravise et fait demi-tour derrière notre voiture (ce que ne fait jamais le bonbon qui lui peut jaillir à tout moment #dadjoke). On voit souvent des panneaux nous informant du passage d’animaux (même en France) mais nous n’en avions jamais vu sur l’autoroute.

La traversée en ferry est tranquille et, après quelques emplettes dans le petit centre commercial qui semble être le repère de tous ceux qui arrivent comme nous, nous attaquons la montée vers le Cypress Lookout, un premier point de vue qui domine toute la ville de Vancouver. Il fait 22°C et la légère brume rend le panorama un peu flou. La highway 99 dite Sea-to-Sky (elle porte bien son nom celle-là) nous propose un stop à la Shannon Falls qui est de toute beauté. Au bout d’1h30, nous arrivons à la Mecque du ski de la Colombie Britannique, site olympique en 2010 : Whistler. 

On est dans un resort assez magique. Franchement, pour avoir connu des studios cabines ou des résidences Pierre & Vacances dans les Alpes, ici on est dans une autre dimension : appartement en duplex de 80m2, deux salles de bain, un salon, une salle à manger, une buanderie, deux chambres, un balcon. Et une vue superbe sur les pistes de ski. On est au top ! Par comparaison, Whistler est aussi réputé qu’Aspen au Colorado, Verbier en Suisse ou Courchevel en France. C’est vous dire.

Il est étonnant de voir encore des pistes enneigées et un tel domaine, dont la majorité des pistes sont orientées plein ouest à cette altitude de 670m. Nous croisons même des skieurs casqués, chaussures de ski au pieds et skis à l’épaule. Comparé au domaine skiable français dans les Alpes, je ne vois que la latitude pour expliquer un tel enneigement à cette faible altitude : nous sommes ici à 50° Nord alors que Chamonix est à 45° Nord (à la même attitude en France on trouve les régions de Normandie et du Nord Pas de Calais mais qui, elles, sont protégées par le Gulf Stream).

Après l’apéro quotidien des vacances, nous allons dîner de risotto et de minestrone à La Bocca dans le village. La bande est à 90% des vieux tubes d’ACDC. Le barman, grand fan comme nous, nous laisse choisir notre playlist. Je lui montre la photo du concert auquel nous sommes allés avec Henri et Charles. Lui-même les a vus à Sydney.

« The singer is a bit old but it is a must in a lifetime » (« le chanteur est un peu vieux mais c’est à voir dans une vie »). Bien d’accord.

Samedi matin, après une nuit bien reposante, nous partons sur une rando facile qui se nomme le Train Wreck Trail (ou chemin de l’épave du train). En 1956, il y a un eu un grave accident de train de marchandises qui a déraillé dans un virage en raison de la vitesse trop élevée, le double de celle recommandée pour rattraper le retard. Notre professeur de techno Mr Niault nous disait toujours « à vouloir gagner du temps, on en perd » (#lyceedeslogesevry). Et voilà, le chauffeur de train ne devait pas connaître Mr Niault !

Le chemin est tranquille. Les 5 wagons qui ont déraillé sont accessibles à tous les randonneurs et aux street-artists : cela donne un style décalé entre un accident et une oeuvre artistique.

Nous continuons la ballade en voiture et tombons sur le village olympique qui a hébergé les athlètes lors des JO de 2010. Il est très bien entretenu et a été adapté aux logements privés.

Comme le coin est un peu « riche », nous empruntons une route dite private, residents only » pour découvrir des villas de fou à flanc de montagne. Dans la revue « Whistler Real Estate company », les prix des appartements pour 0,5 chambre (on interprète qu’il s’agit d’un studio) commencent à 500k CAD/350k EUR pour des villas de 1000m2 à 12/15millions CAD/10m EUR. C’est vraiment le Courchevel du coin !

Villa à x millions de dollars

Sophie reste au village se promener en ville et lire pendant que Charles et moi partons en rando « modérée » près du lac de Whistler. C’est un peu engageant physiquement (« Shit happens », le nom parle de lui-même) mais le panorama sur le domaine skiable de Whistler est époustouflant.

Domaine skiable de Whistler

2 commentaires sur « Whistler »

  1. étonnant d’avoir laissé l’épave du train… j’imagine qu’il n’y avait personne pour payer l’enlèvement! Mais la station donne envie, dommage que ce soit un peu loin pour le weekend…

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    1. Oui, effectivement, la planète ne nous dirait pas merci au niveau CO2. Et puis on a de beaux domaines de ski en Europe aussi.
      Pour le train, je ne saurai te dire mais ça doit être la raison. En tout cas, aucune autre explication donnée sur le site.

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