Préparation

Quelques partages (modestes) de notre expérience. Nous avons trouvé beaucoup de bonnes idées sur différentes sites et blogs. Vous trouverez donc la liste de nos choix et nos tuyaux pré-départ. Ensuite, on verra sur le vif comment cela s’est passé concrètement.

Équipement

Nous avons lu et cherché pas de mal de conseils. Le poids est clairement l’ennemie du marcheur. Alors, depuis le début (enfin presque), nous faisons attention à quoi emporter dans le sac.

Vêtements – 1900 gr (au pire dans le sac)

Il faut faire le distinguo entre ce que nous allons porter dans le sac et sur nous dont une partie peut aller dans le sac (blouson, polaire). Concrètement, nous avons besoin d’un change pour le soir. Arrivés à l’étape, il faudra laver nos vêtements de la journée pour espérer qu’ils soient secs le lendemain pour les mettre dans le sac.

S’ils n’ont pas séché et que le temps pluvieux empêche un séchage dans la journée, on les remettra humide sur nous et ils sècheront en route. Point de détail qui a son importance : tous nos vêtements sont de couleur foncée. La raison est que cela permet un gain de 30% dans le temps de séchage par rapport à des couleurs claires.

  • Tuyau pour avoir du linge qui sèche vite et qui ne sent pas : la laine ! Et oui, la laine merino est LE tissu idéal. Pas d’odeur de transpiration car tissu respirant, séchage rapide. Nous avons acheté les chaussettes chez Icebreaker (la première fois Au Vieux Campeur et puis en direct sur leur site).
  • T-shirts en laine également : deux chacun de la marque Forclaz Décathlon, l’un en manches courtes et l’autre en manches longues pour se protéger du soleil.
  • Chacun deux sets de sous-vêtements plus celui que l’on porte.
  • Polaire type softshell ou polaire fine finlandaise.
  • Blousons : Sophie a fait le choix de la doudoune Uniqlo ultra-légère et imperméable et moi d’un coupe-vent Décathlon. En complément, on a un poncho et un parapluie (poids équivalent au poncho).
  • Pour la journée de marche, un short et un pantalon léger Décathlon pour Sophie et un pantalon-short Décathlon pour moi.
  • Et enfin pour le soir à l’étape, un pantalon ultra léger chacun et des tongues.

Les chaussures

Deux options sont possibles :

  • les chaussures classiques de marche à tige haute qui ont comme avantages de tenir la cheville et d’être plus rigide. Sûrement qu’en montagne, elles ont leurs adaptes sur des terrains très accidentés. Leurs inconvénients : le poids, l’humidité qui reste plus longtemps lorsqu’elles sont mouillées et le fait que si la cheville est protégée, c’est plus haut que les tensions se font.
  • Les chaussures dites de Trail. Plus légères et moins rigides, elles sont faites avec une semelle semi-rigide, une tige arrière qui apporte soutien. Le dessus est souvent aéré ce qui permet au pied de respirer et de sécher plus vite. Autre avantage : c’est la cheville qui travaille et non pas le genou. Par contre il faut s’entraîner pour se forger une cheville solide qui amortira bien les efforts. Nous avons choisi les Salomon GTX ultra 3 pour homme et les Topo Athlectic pour femme. les deux avec semelles Vibram. Déjà 300km au compteur et nous sommes ravis.
  • Après deux années de marches de 350km chacune, nous avons changé l’équipement avec le modèle Alpina Super Raptor pour homme et la Salomon XA pro 3D pour femme.

Pour essayer des chaussures de marche, il est recommandé d’arriver en boutique avec un pied déjà gonflé, c’est-à-dire avec au moins 1 à 2h de marche avant. Cela permet de trouver un modèle qui correspondra un pied en mouvement et non pas un pied rétréci et froid.

Une paire de chaussettes qui sera utilisée lors de la marche (idéalement en laine) est également recommandée. Les boutiques fournissent souvent ce genre de produit lors de l’essayage.

Concernant la pointure, là aussi le vendeur recommandera de prendre au moins une pointure supplémentaire afin que le gros orteil ne touche pas l’avant de la chaussure lors des descentes (l’ongle peut être vraiment enflammé si c’est le cas).


L’hygiène – 700 gr

On fait là encore dans le super-méga optimisé. Tout est en exemplaire unique dans la trousse.

  • 1 brosse à dent (de Beauvais française) et du dentifrice sec
  • 1 déo et 1 crème hydratante les Petits Prodiges
  • 1 tube de crème solaire
  • 1 shampoing sec
  • 1 tube de paracetamol
  • 2 doses de lessive que l’on va émietter une fois que l’on ne supportera plus notre odeur de chacal des alpages !
  • 1 peu de papier toilette
  • 1 peigne

La nourriture

Voici un autre sujet sur lequel nous nous sommes penchés. Il faut manger quoi, combien, comment ? Cela a son importance car la nourriture est lourde à porter.

Via l’appli de marche Runkeeper, nous pouvons suivre également notre consommation d’énergie. Pour nous, c’est à peu près 200 calories à l’heure chacun donc 1000 calories sur une marche moyenne de 5 heures. Mais il convient de faire la différence avec la consommation moyenne de la journée en plus de celle générée par l’activité de marche.

Il est communément admis que l’on consomme 1000 calories par jour. « Tout travail exigeant un effort physique consomme bien sûr des calories. Mais derrière un bureau aussi, on dépense environ 980 kcal au cours d’une journée de huit heures. En tapant un petit quart d’heure sur son clavier, on se déleste déjà de 25 kcal. Réfléchir fait dépenser 0,1 kcal à la minute. On fait donc chauffer ses cellules grises sans hésiter. Surtout quand on sait qu’en cas d’activité mentale intensive on grimpe à 1,5 kcal/minute. Les scientifiques estiment que l’activité intellectuelle permet de brûler chaque jour 20 à 50 kcal. »

En pratique, nous avons plus besoin de gras que de sucre pour faire tourner la machine. Mais sans oublier les fibres et les micro-nutriments pour tenir les distances sans carence.

Ration d’une journée type

Notre régime alimentaire :

  • protéines avec du poisson riche en oméga, viande blanche quelques jours avant la marche et le matin au petit-déjeuner
  • fromage (enfin pour Sophie…) et yaourt grec
  • pain complet car le pain raffiné a perdu toutes ses qualités organoleptiques. Ce procédé industriel fait que ces sucres dits lents (comme l’étaient également le riz et les pâtes) sont devenus malheureusement des sucres rapides.
  • amandes ou noix de cajou
  • légumes et fruits pour les fibres (asséchés) mais en petite quantité dans la journée car l’eau contenue est lourde à porter.
  • Chocolat noir 80% minimum avec moins de 20 grammes de sucres.
  • de l’eau du robinet (une poche d’1,25 l chacun) dont on aspire une gorgée tous les kilomètres pour être sûr de ne jamais avoir soif.

Vous aurez noté que nous n’avons ni tente ni sac de couchage. Nous n’avions aucune envie d’être en totale autonomie. Mais nous n’étions pas non plus motivé par une offre ‘tour operator » avec le transport des bagages entre deux étapes. On va dire que c’est un entre-deux pour un premier tronçon du Chemin.


Les sources d’infos

Pour les conseils particuliers, nous avons cherché, lus, visionné toutes sortes de supports et de témoignages. Dans le désordre, voici les sources qui nous ont inspirées :

  • la MUL ou Marche Ultra-Légère. Solenne est parti sur le Chemin en plein été en partant du Puy-en-Vélay jusqu’à Compostelle en plein été…et en sandales (pas encore prêt sur ce point). C’est lui qui nous a fait prendre conscience de l’économie qu’il est possible de faire sur le poids et qui a suggéré d’utiliser la crème anti-échauffement Nok d’Akilène (juste magique).
  • la chaîne YouTube de David Blondeau, le banquier randonneur (!) est pleine de bons conseils. Le nom de la chaîne fait un peu perché, mais David a beaucoup d’expérience et apporte des éclairages pleins de bons sens sur les vêtements, les chaussures, le sac, la nourriture.