Enfin un départ sous le soleil. Franchement ça fait plaisir de partir en short dès le matin. Nous avons dormi comme des masses et du coup avons décollé bien tard à savoir 10h du matin.
L’étape était encore une liaison de plaine à travers les étangs qui sont sillonnés par le GR765. Paradoxalement cette plaine est plutôt peu pluvieuse mais abondamment irriguée par les eaux qui dégoulinent des monts environnants. Du coup la région est connue pour son activité de pisciculture. En discutant avec un ancien sur la raison des câbles qui quadrillent les étangs, il nous informe que c’est pour protéger ses poissons de la chasse des cormorans. Nous nous étonnons de la présence de cormorans en ces lieux plutôt éloignés de la mer. Mais ils ont l’air bien autochtones.






A force de partager les chemins avec des vaches, elles sont de plus en plus attirées par nous. Nous espérons que ce n’est pas à cause de notre odeur qu’elles se rapprochent aussi près pour nous voir, comme aujourd’hui où elles ont accouru vers nous. Nous avons été un peu surpris de les voir galoper de la sorte. Nous ne savions pas d’ailleurs qu’une vache courait.
Nous avons retrouvé notre couple de Montbéliard qui continue sa progression comme nous. Et nous avons fait également la rencontre de deux nouveaux marcheurs, deux gars d’une soixantaine d’années, pas très sympathiques au demeurant. Il semble plus motivés par leur bière du soir que d’observer le paysage et découvrir les sites aux alentours. À leur décharge, ils n’avaient pas d’hébergement pour la nuit ce qui met un peu plus de stress pour arriver.
Dès que je croise quelqu’un après 16 heures au lieu de lui dire bonjour je lui dis bonsoir. Sophie me fait remarquer que c’est un peu tôt pour dire bonsoir. Pour moi ça doit être un signe inconscient de fatigue qui me pousse à espérer ma chambre, mon yoga et mon lit.
Pour nous, le lieu de repos du soir est le prieuré de Montverdun qui se trouve sur un piton de roche au-dessus du bourg. Si l’accès par le GR est très pentu et nous casse bien le peu de pattes qui nous restaient, le site est juste incroyable. Il domine toute la region et donne une vue à 360°. Notre chambre royale se trouve sur une aile du prieuré et domine tout le sud et l’ouest. Aurélie, la gardienne, notre jeune hôtesse, nous parle de ce lieu avec passion. Il faut dire que la première église a été construite au XIe siècle. Il se dégage de ce lieu une énergie et une sérénité qui font du bien.
Nous dînons une nouvelle fois avec nos marcheurs de Montbéliard qui séjournent avec nous dans ce magnifique prieuré. Comme le temps est ensoleillé, nous sortons une table et quatre chaises et commençons le dîner au milieu de la cour avec un panorama à couper le souffle. Pour le dîner, le traiteur aurait pu faire un repas un peu plus équilibré : œuf en gelée, salade de lentilles, pâtes, fromage (Fourme de Montbrison) et bananes. Je sais que nous avons besoin d’énergie mais là franchement ça manquait de verdure.
Nous espérions avoir l’opportunité de séjourner dans un site religieux durant notre périple. Nous sommes comblés. Reste à trouver un couvent ou un monastère mais il faudra faire l’autre partie du chemin après Le Puy pour cela.




Après avoir admiré le soleil couchant, nous allons faire comme lui car nous sommes vraiment fatigués aujourd’hui. Cela fait 10 jours que nous sommes partis et sommes tout prêt de nos 200 km de marche. Forcément, cela commence à tirer : mal aux talons pour Sophie, tiraillements dans le dos et la hanche pour moi. Nous nous remontons le moral en pensant à nos marcheurs de Montbéliard qui sont partis depuis 3 semaines avec un sac plus lourd que le notre.
Superbes paysages encore sur cette partie et oui les vaches courent 😉
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Magnifiques photos, ça donne envie !
Quant aux vaches qui courent, on vous racontera notre expérience de visite de la ferme où nous logions l’été dernier…
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Il me tarde de savoir Cyril 😁
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