Départ de La Bastide, nous avons une belle montée jusqu’à 1340m afin d’atteindre le sommet appelé La Mourade. Il se trouve que c’est un grand champ d’éoliennes. Quand nous le voyions depuis Pradelles il y a 4 jours, cela nous semblait très loin et presque inaccessible. Aujourd’hui nous sommes à leurs pieds. Quand on voit la largeur de la route en terre qu’il a fallu creuser, on imagine la taille des camions qui ont transporté les pylônes et les pales.

J’ai toujours du mal à comprendre le débat qu’il y a à avoir ou pas des éoliennes. La plupart des détracteurs mentionnent la dégradation du paysage. Lorsque l’avant veille, nous avons fait toute la montée vers La Bastide sous une ligne à haute tension de 225 000 volts, le paysage n’était pas plus beau et les nuisances sonores bien plus désagréables. Personnellement, nous préférons l’élégance des pales éolienne que les armatures métalliques des pylônes haute tension !


À cette altitude, à l’abri du vent et au soleil, il fait chaud et un peu plus à découvert, le fond de l’air est très froid. Ce qui est pénible quand on marche avec un sac à dos c’est de retirer et de remettre sa polaire : il faut s’arrêter, poser ses bâtons, décrocher le sac, enlever la polaire, la ranger, remettre le sac. Cinq minutes plus tard, il faut recommencer. Sophie a donc inventé une nouvelle technique qui consiste à enfiler sa polaire à l’envers pour protéger les bras et le devant du corps. Dès qu’elle a trop chaud elle la retire sans enlever le sac. Chaque personne que nous avons croisé a trouvé cette idée géniale. Sophie a donc décidé de la déposer auprès de l’INPI, elle commence à en retirer les premières royalties !

Nous marchons déjà depuis deux heures, mais l’application Runkeeper a décidé de ne pas se lancer. Du coup, les statistiques et notre tempo pour boire sont complètement déglingués. La descente vers Chasseradès est toute tranquille. Par contre, nous découvrons que notre site d’hébergement du jour, l’Orée du Bois n’est pas près du village et même à l’opposé. Il faut donc remonter 1,5 km le long de la route départementale. Mais comme l’étape a été très courte, nous y arrivons à 12h30 et nous nous installons sur l’aire de picnic aménagée qui était bien agréable sous un soleil qui nous a donné quelques rougeurs. Petit à petit d’autres couples arrivent et nous finissons par être 15. Certains viennent de commencer leur marche de Stevenson depuis La Bastide Puylaurent car ce village est desservi par une ligne TER depuis Nîmes. Les randonneurs Messins nous rejoignent après leur déjeuner dans le village.


Comme prévu par Météo-France, le temps se dégrade dès 15h, le tonnerre gronde, et la pluie commence à arriver. Nous devons tous nous regrouper sous deux tauds le temps que nos bungalows soient prêts. Cela crée une ambiance assez conviviale, plutôt sympathique.
Nous sommes logés dans un mobile home prévu pour quatre personnes. Il est bien équipé mais on se gèle. Il faut allumer le petit convecteur pour faire remonter la température intérieure. Et comme le temps est fait de giboulées d’orage, il n’est pas vraiment possible de se réchauffer au soleil. Et sa re-tonne au-dessus de nos têtes. L’après-midi est un peu longue. Je lis et fais mon yoga quotidien ; Sophie regarde les qualifications de Roland-Garros quand elle a du réseau.

Avec l’orage qui s’est mis à tomber à 19h, il y a aussi l’électricité qui s’arrête. Nous mangeons tous ensemble sous une grande tente fermée et finissons à la bougie. C’est typique au moins. Et pendant deux heures, ce n’est qu’une pluie diluvienne qui s’abat sur notre campement. Petite pensée à ceux qui dorment sous la tente !
Il fait tellement froid que Sophie pense enfiler sa polaire par le devant pour lire 😂


De là, une colline franchie, notre route nous fit traverser un plateau dénudé jusqu’au moment d’atteindre Chasseradès, au soleil couchant.
Robert Louis Stevenson
Bravo pour votre ténacité : vous pouvez survivre sans appli Runkeeper et sans électricité! Heureusement que le réseau est là pour communiquer!
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Ah ça c’est sûr. Que ferions-nous désormais sans ces outils ? En fait, je crois que l’on ferait très bien sans. Juste une question d’habitude pour s’en passer.
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Une vraie vie de migrants (sérieux).
Pour les éoliennes, le problème vient surtout de l’inconstance de la production d’électricité (venir ou pas vent) et de l’impossibilité de la stocker (cf JM Jancovici), sauf qu’on en a besoin 24/7. La rentabilité n’est donc pas top.
Bon courage pour la suite.
Conseil du jour : embaucher l’âne Barbouille pour le packetage
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Ça n’était pas mon propos. Souvent on entend les locaux se plaindre de le simple impact sur le paysage. 🤩
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Bonjour à vous 2
Je suis Frédéric (2m02)d’un groupe de 6 qui avons une nuit à l’hôtel des Pins. Je me suis intéressé à ton blog puisque son auteur me paraissait fort sympathique 😊
Je suis impressionné par ton style précis et prolixe, si,si !
C’est très bon enfant et intéressant ! J’en ai fait profiter mes amis mais aujourd’hui nous tombons sur cette annonce de la méthode de « la polaire inversée » qui serait le fruit de la très créative Sophie … et là je dois dire que notre amie sylvie a fortement réagi puisqu’elle pratique cette méthode depuis plus 20 ans … malheureusement sans l’avoir fait breveter ! Nous serions d’accord de contacter ensemble le bureau des Brevets afin de partager les royalties avec vous ! À bientôt de vos nouvelles ou à défaut celles de notre avocat !! Au plaisir de vous lire bientôt, et que la route soit belle pour vous 😊
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Bonsoir Frédéric, d’abord merci pour le commentaire qui nous a fait bien rire. Comment as-tu trouvé notre blog ? Il n’a pas (encore) une notoriété si forte que ça.
Concernant « la polaire inversée », je crois que le brevet nécessite encore un peu de travail.
Ce matin, une randonneuse a utilisé la méthode Sylvie-Sophie devant nos yeux : elle a mis sa polaire par le devant tout en zippant la fermeture éclaire dans le dos avant de remettre le sac. Du coup, la technique n’a plus aucun intérêt et le confort de la veste est grandement amoindri 🧐
Sylvie serait-elle ok pour travailler la notice d’utilisation en 13 langues avec Sophie ?
Notre avocat peut éventuellement prendre contact avec le sien pour définir le protocole d’accord avant tout début de collaboration.
Nota : nous partons en Californie en septembre et pensons exporter la méthode. Sur un marché aussi gros, le succès va être terrible 💰Il faut voir grand tout de suite avant les Chinois en tout cas.
Bonne fin de rando.
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Bonjour Emmanuel,
Merci pour cette réponse rapide, la mienne l’est moins vu que nous avons passé pas mal de temps avec notre avocat et que le réseau n’est pas bon partout…
Avant de t’en donner les conclusions et pour faire durer le suspense, je voulais répondre à ta question sur la notoriété de ton blog : comme beaucoup d’autres marcheurs nous avons été bluffés par ta campagne de pub avec ces affichages 4m x 6 m sur les devantures des commerces et par tous ces jeunes gens qui distribuent des foyers au gré des chemins avec ces tee-shirts où vous rayonnez Sophie et toi ….! Ça a dû te coûter un saladier comme on dit en Suisse mais le résultat en vaux la chandelle ! En tout bravo !
Donc notre avocate n’a pas parlé de partage de royalties mais plutôt de salubrité publique au vu des conseils donnés à cette personne qui a fermé sa polaire dans le dos et qui aurait pu y laisser sa santé puisque prisonnière de son vêtement !!! Cela montre les limites de la technique de Sophie avec tout le respect que je lui dois mais de mon côté je sais que la technique de Sylvie éprouvée depuis 20 ans n’a jamais conduit une de nos connaissances à l’état de camisole de force ou plutôt devrais-je dire Camisarde de force vu le lieu d’où je t’écris…
Mais nous aurons sûrement le temps d’en reparler… bonne route à vous avec Hector … il est de bon conseil, lui ! 😉
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Frédéric, bonsoir du Pont-de-Montvert.
Je suis désespéré : le 23 mai est le pire jour pour la planète avec les températures les plus chaudes pour l’air et l’océan. Que va devenir le business des polaires inversées ?
Comment pivoter comme on dit dans le monde des startups ?
Devons-nous réfléchir à un short de plage qui irait aussi pour la montagne ? Ou bien des chaussures de marche pour la randonnée qui se transformeraient en méduses pour marcher dans l’eau de mer ?
Et comment annoncer la nouvelle à nos investisseurs saoudiens qui m’ont contacté ce jour pour placer leur argent du fond souverain ? Ils vont être déçus à n’en point douter. Je n’ose en parler à Sophie avant d’avoir un plan B, C et D ? Qu’en pense Sylvie ?
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