Comme nous sommes revenus en France et que l’on souhaite utiliser les transports ferroviaires et bien, pour ne pas changer, nous sommes confrontés à une grève de la SNCF sur le réseau francilien, dit Transilien. Les conducteurs font une grève pour mettre la pression sur les négociations afin d’obtenir une prime pendant les JO (les ronchons diront que c’est n’importe quoi ces JO : nous, on est très contents d’y participer une fois dans notre vie chez nous). La Ratp a déjà eu sa grève sur le même thème, il n’y pas de raison que la SNCF régionale n’ait pas la sienne aussi après tout. Mais ils ne sont même pas encore déçus qu’ils stoppent le travail en avance.
La semaine dernière, pour notre retour des US, cela devait être les contrôleurs aériens sur le week-end le plus chargé de l’année, à savoir l’immense viaduc du 8 mai et de l’Ascension du jeudi 9 (finalement, ils n’en ont pas eu besoin, les négo ont dû bien se passer). On aime notre pays pour plein de raison et plus on voyage et on vit à l’étranger, plus on apprécie d’être français et de vivre ici (santé, éducation, infrastructures, culture, variétés culinaire, paysages différents dans un si petit pays pour ne citer que les plus importants pour nous). Mais cette posture de l’affrontement permanent est vraiment saoulante. Peut-être est-ce ce qui fait notre charme aussi ?

Pour revenir à ce qui nous occupe vraiment, le paquetage est prêt : 4,5kg pour Sophie et 6 pour moi sans l’eau encore mais avec la nourriture. Comme toujours une petite appréhension que l’on partage avec le parachutiste : me manque-t-il quelque chose. Si si c’est pareil 🪂. En tout cas, j’apprécie cet exercice de mettre notre vie dans un simple sac… et une Visa Premier associée à l’Iphone dans la poche quand même. Une vie de vagabond de luxe et sans trop de risque, nous l’admettons bien volontiers.

Alors on se fait une nuit à Paris pour être sûr de ne pas rater notre train et éviter une dose de stress avant de partir en Chemin. Un charmant petit Hôtel Ibis Tolbiac nous accueille avec un pot d’accueil. On se croirait dans un Palace.
Ce matin au petit-déjeuner, la télévision de la salle de restaurant est branchée sur C-News. Nous n’avions jamais regardé L’heure des Pro de Pascal Praud. La réputation droitière de la chaîne nous était connue mais sans l’avoir constaté par nous même. Entre les céréales et l’œuf coq enfin dur car un peu raté, je lis les phrases qui défilent sous l’écran et je suis étonné de ne voir que des citations de Jordan Bardella et Marion Maréchal. Pour en être sûr, je me lance dans un comptage (comme ces phrases tournent en boucle, il suffit de faire le tour de la séquence). Et bien en 5mn, sur 15 citations de personnes politiques (j’exclus les news génériques), 8 sont de Reconquête ou du Rassemblement National. Effectivement, ils ne cachent pas (plus) leurs orientations politiques sur C-News ! Faites le test, c’est édifiant 🤨
Histoire de nous mettre en jambes, nous prenons la direction de la Gare d’Austerlitz à pied en passant par la Butte Aux Cailles, haut lieu du graphisme de rue (street art). Nous croisons un gars accroupi qui dessine sur des planches à destination de la déchèterie. On s’arrête discuter : c’est son art d’imaginer ces planches tagées emportées par des passants ou bien détruites par les services de la propreté urbaine. Sophie ne peut s’en empêcher : elle embarque l’œuvre et la met sur son dos… sur 3 mètres. On l’aurait bien conservée mais le sac n’est pas adapté. Pour le poids, ça allait 😥.

Trajet sans encombre à bord d’un « magnifique » train Intercités de 1965 rénové en 1993 ou 94 mais pas plus tard. On met 2h pour faire la moitié du chemin et 4h pour finir les 300km suivants (Châteauroux à Cahors) à serpenter entre les vallées du Massif Central. Et pendant ce temps, je reçois un sms pour un bilan auditif personnalisé et gratuit. Si, si, je suis vexé : direct je les mets en spam, non mais !


Très chouette accueil par Véronique dans sa chambre d’hôte « 3e droite » de Cahors en plein centre ville. On peut même commander son petit-déjeuner en cochant ce qui nous fait plaisir au tableau.

On mange un bon couscous au dîner qui tient au corps pour affronter la 1ere et grosse étape de demain : 24 km pour se mettre en jambe, il faut au moins ça ! Mais c’est surtout l’expérience du marcheur qui a orienté le choix du menu : on s’est dit que vu la région dans laquelle on va crapahuter 17 jours, du magret et du confit, on risque d’en retrouver à chaque étape pour nous faire découvrir les spécialités locales.

« Port du cerveau obligatoire »
de la graffeuse Miss.Tic, Butte-aux-Cailles
Bonne route les amis !
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Merci Laet. On attaque ce matin 😋
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Hello les amis, contents de poursuivre le Chemin avec vous!
étonnant, le lien vers ce post n’était pas actif… à croire que les hackeurs de la SNCF voulaient brouiller les pistes! Mais on arrive à contourner les obstacles pour ne rien manquer!
Je vois que vous découvrez le trajet du « Capitole », ça me rappelle ma jeunesse.
Bonne route!
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Salut Cyril, content de compter parmi nos lecteurs. Quel est ce trajet du « capitole » ? Tu fais mention de Toulouse ?
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oui, c’est le Paris-Toulouse par Limoges. Il devait mettre moins de 6h dans les années 70-80!
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Ah ok. Eh bien, désormais il s’arrête à Cahors et met 5:30. C’est assez lamentable d’avoir une ligne aussi fréquentée et aussi peu entretenue. L’aménagement du territoire est plus dans les mots que dans les faits par certains côtés.
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