Samara-San Jose : 210km

Samara-San Jose

Devant les notes moyennes des restaurants du front de plage, nous décidons de retourner à la Soda La Perla. La télé diffusant les Novelas est toujours branchée (on a failli rater l’épisode dans lequel Juanito dit adieu à Jose qui l’a trompé avec Isabella) et les guirlandes de Noël encore allumées. Mais on se régale encore du Cheviche et du Pollo Casado. On ne change pas une recette qui gagne !

Denier petit déjeuner du séjour à Samara. Philip nous avait informé qu’il ne serait pas présent. Nous avions cru que c’était la petite femme de l’entretien qui prendrait la suite. Mais non, c’est Lisa, une copine teutone. Nous sommes passés de la musique chill à un thème Parisian Café (elle pensait nous faire plaisir mais ça faisait totalement décalé, plutôt ambiance de l’hôtel Paris de Las Vegas). Avant de tracer la route et profitons de deux heures au bord de la piscine un peu mordus par les fourmis qui pincent très forts !

Lecture sous le manguier

Nous entamons notre étape de liaison vers la côte est de la péninsule dit du golfe de Nicoya. La ville éponyme qui se trouve être l’agglomération un peu grosse du coin est aussi moche que les autres villes traversées jusque-là. Il est étonnant qu’il n’y ait aucun vestige un peu historique : même les églises datent des années 2000 en béton armé avec des toits en taule ondulée. Nous achetons quelques bananes et trois cookies pour l’encas du jour : les 4 fruits sont à 50 centimes et les 3 « macarons » à 3€. 

Église de Nicoya
Style macaron costaricien

Nous avons quitté les montagnes et traversons de grandes plaines agricoles et d’élevage. Le paysage est un petit peu différent. Et vous nous croirez si vous voulez : nous n’avons pas vu une seule piste de tout le trajet. Par contre, à la station essence, le pompiste nous informe que le pneu arrière droit est dégonflé. Après avoir remis de l’air, il asperge le pneu d’eau savonneuse et nous montre les bulles d’air prouvant la crevaison lente (pas mal cette technique ; c’est une nouvelle skill de Papa ça hein les gars. Vous la garderez en stock celle-là quand vous serez Papa !). Cela fera bien le job jusqu’au ferry. Je verrai demain chez mon client pour changer le pneu.

Le ferry est tout petit comparé aux énormes de l’île de Vancouver où ceux de la Baltique. Le site est franchement défraîchi sans aucuns toilettes mais l’organisation est plutôt bien affûtée. Nous sommes les deuxièmes sur la file, ce qui est de bonne augure pour sortir. Et ben non : arrivés sur le pont, une trappe s’est ouverte, et nous sommes obligés de descendre en gymkhana dans le pont inférieur, slalomer entre les poteaux : Sophie aurait laissé les clés au gars pour qu’il lui rentre la voiture en disant « jamais je descends dans cette trappe caballero ! ». Les premiers seront les derniers (ça me fait penser à une réplique des Tontons Flingueurs… à insérer en commentaire pour les fans). On n’aurait jamais dû arriver deux heures en avance !

Il n’y a rien de trop

Quel ambiance à bord ! Un chanteur fait danser les passagers à côté du bar et entame un cumpleanos feliz pour l’anniversaire d’une passagère. Corsica Ferry va devoir se mettre au niveau pour l’été. On pourrait leur passer la carte de Miguel Vega Castillo pour ambiancer la prochaine traversée par force 7 entre la Sardaigne et Nice ! Comme cela nous avait été recommandé, le coucher de soleil sur le fond du golfe est absolument somptueux.

DJ Loko

La sortie du ferry paraît un peu aléatoire mais cela se passe bien. Dans la cale, la première voiture est descendue en marche avant : revers de la pièce, elle a dû ressortir en marche arrière. Pas facile la manœuvre. Comme seul le conducteur est autorisé à monter dans le véhicule, Sophie descend avec les passagers et je la récupère à la sortie sans que cela crée d’embouteillage finalement. 

Le trajet de Punta Arenas vers San Jose semble interminable. Il nous faut plus de deux heures et de nombreux ralentissements pour rejoindre l’hôtel…. Qui n’a pas notre réservation. Celle que j’ai faite a été annulée ! Super ! Le gars est moyennement aimable : je lui propose de s’aligner sur le tarif Booking que je lui montre à l’écran pour rester dans son hôtel. Il refuse et me propose un tarif plus cher. C’est ridicule car il va perdre 20 % de commissions données à Booking. Tant pis, je réserve Booking et grâce a une offre de dernière minute, nous voilà dans une suite avec une grande terrasse. À toute chose, malheur et bon, après le petit coup de stress du voyageur.

Pura vida

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