Vol San Jose vers Saint Domingue

Journée de liaisons aériennes ce coup-ci pour rejoindre la République Dominicaine via Panama. C’est un peu long car on va passer notre journée en vol… exactement ce qu’adore Sophie !

Comme nous décollons tôt, Costa Car nous a donné la possibilité de laisser la voiture directement au parking de l’aéroport. Pour les clefs, c’est super simple : je gare la voiture, j’entrouvre la fenêtre, verrouille la voiture et jette les clefs sur le fauteuil. Ooops, j’ai oublié les valises dans le coffre (mais non, c’est une blague). Ils ne se prennent pas la tête ici.

Méthode de retour de location

La fille à l’enregistrement est plus que moyennement aimable et nous annonce « j’ai pas votre dossier » en espagnol : ah non, pas encore une fois ! Comme on avait la carte d’embarquement, cela paraissait improbable. Finalement elle nous trouve mais nous renvoie dans la file d’attente pour remplir le formulaire de l’immigration dominicaine car j’avais oublié de compléter la veille. Il faut dire que j’avais accompli la procédure d’enregistrement dans la voiture bloquée dans les bouchons qui sont assez terribles ici. J’ai d’ailleurs failli terminer ce séjour costaricien avec un accident : sous un fort orage tropical, à un carrefour gentiment arrêté à mon feu rouge, un gars a terminé son freinage d’urgence à 20cm de mon capot. Il a finalement éraflé le côté gauche de son voisin à qui il a essayé de faire l’exter (Jobart Team pour ceux qui n’avait pas la ref). Pura vida un poco calor quand même à 15h du départ.

Panama est une destination maudite pour nous. Pour la 2e fois que nous y passons en transit nous avons du retard. Installé confortablement, le pilote annonce un retard d’une heure pour maintenance moteur. Avec une 1h30 de connexion à Panama, ça fait juste pour changer de terminal en cas de délai. Finalement, on l’a eu. Mais nous, on a des jambes pour courir : les valises roulent moins vites ! Reste à prier qu’elles suivent.

Ça nous a rappelé l’Equateur en 2015 (le pilote Air France n’avait pas payé la licence Windows de son cockpit entraînant un retard de 2h pour la mise à jour logiciel) : à Panama, on avait couru comme des malades pour arriver en porte d’embarquement finalement fermée et voir l’avion quitter son parking devant nous. Nous avions été hébergés par Air France dans un hôtel de l’aéroport et diné d’un paquet de M&Ms partagé en 3 vu l’heure trop matinale ! Henri nous a attendu de l’autre côté à Quito une journée de plus après 10 mois sans l’avoir vu. 

Ça bouchonne à l’entrée du canal de Panama

Coup de gueule : qu’est-ce que cette mode d’imposer à tout l’entourage sa conversation téléphonique en utilisant son enceinte plutôt que son mobile en mode téléphone ? Ou bien de nous partager sa série sans faire l’effort de mettre des écouteurs ? Mais comment ont-ils été élevés ces gens, de tous âges d’ailleurs ? Sommes-nous si vieux, si boomers pour trouver cela impoli et totalement auto-centré ? Triste monde que la technologie nous offre parfois.

Chocolat en forme de grenouille panaméenne (taille réelle)

Après cette aparté énervée, et bien vous savez quoi : tout s’est bien terminé. Nous arrivons à l’heure à Santo Domingo et avec les valises. Les formalités se passe très facilement et notre navette pour récupérer notre voiture de location est déjà là à nous attendre. Quel service chez Jumbo location (bon c’est mon client faut dire 😉). Grâce à Jérôme nous récupérons un énorme SUV de la marque Lynk & Co, une pure chinoise mais de très belle facture. Seul le volant est un peu en biais : ils ont encore du boulot les Chinese pour égaler les Allemandes ou les Japonaises !

Pour le dîner, nous préférons quitter l’hôtel et son buffet international pour aller dans du local. Grace à Google et ses avis souvent éclairés, nous jetons notre dévolu sur une gargote italienne gérée par un migrant rital. Même avec mon espagnol plus que moyen, il est difficile de nous faire comprendre. Jérôme nous a dit que l’espagnol d’ici était assez éloigné du Castillan de Madrid car fortement teinté de Créole. On y arrive tant bien que mal. Au moment de payer, je demande au chef, quel est le meilleur rhum du coin et il me sort une bouteille de Brugal. J’ausculte le breuvage. Ni une ni deux, il me sort un verre et nous offre une rasade pour goûter son nectar. Humm, on se régale. Il est bien meilleur que la boisson toute plate goûtée au Costa Rica. Le retour en voiture est rock’ roll avec les motos non éclairées ou celles éclairées mais qui nous arrivent en sens inverse sur l’autoroute. Nous avons bien fait de ne pas prendre la route de nuit pour aller sur notre lieu de week-end !

Le menu est rustique
Belle dégustation

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