Énorme dilemme aujourd’hui : c’est la finale du PSG ou la découverte du parc national Los Haïtises et de l’île Cayo Levantado. Nous n’avons pas réfléchi trop longtemps : nous sommes partis pour l’expérience dans ce golfe magnifique de Samana.
Il a fallu partir un peu tôt car il y avait une heure de route. Et ce n’était pas de trop pour faire les 35 km de bonne qualité mais au milieu des mobylettes, des camionnettes, des minibus de transport en commun et même des chevaux. Tout cas avec des rigoles très profondes pour gérer l’évacuation d’eau : il ne fait pas bon trop serrer à droite. Il faut rester très très vigilant. En ce qui concerne l’habitat dans les villages traversés, on a plus l’impression d’être en Afrique que dans un pays en développement mais aucun sentiment d’insécurité.

L’accueil pour l’excursion est top. Tout le personnel parle anglais et un peu français, ce qui est loin d’être le cas dans plein d’endroits y compris dans les restaurants (cela restera un mystère pour nous tant ils parlent peu anglais alors qu’ils vivent du tourisme). Le bateau-catamaran nous fait traverser la baie pour rejoindre la côte maritime du parc Los Haïtises pour visiter des grottes anciennes agrémentées de peintures rupestres du peuple Taïno, ethnie autochtone des grandes Antilles. Nous passons également dans des mangroves assez impressionnantes parsemées de palétuviers rouges. Que la nature est belle et forte en Rep Dom !





La traversée aller comme retour est agrémentée de musique latino et d’un petit verre de rhum histoire de faire passer le temps. On reste dans un pays festif sous les tropiques. Des passagers locaux ont même prévu leur propre bouteille de rhum qu’ils agrémentent d’une boisson sucrée directement dans leur gourde. La bouteille de 75cl de rhum Burgal y est passée. Ça ne rigole pas ici avec la musique et l’alcool.

L’île étape pour le dej faisant office de pause repos beach est absolument somptueuse : Cayo Levantado est un petit bout de rien entouré d’une eau alternant le bleu et le vert lagon. Ca vaut le coup même si l’endroit est hyper touristique. Quand on voit le nombre de tables pouvant servir les visiteurs d’un jour et les transats par dizaines, on se dit qu’en haute saison (déc à avril), le site doit être à fuir. Reste qu’il est très beau et qu’un hôtel de luxe à l’américaine y a pris racine (le Cayo Levantado Resort de 800 à 3000$/nuit) laissant un modeste bout à la populace 😊. Cette journée en mer nous a fourbu mais il faut rester vigilant avec 8 paires d’yeux ouverts pour le trajet de retour.





Arrivés à l’hôtel, les chambres se sont remplies pour le WE et des locaux ont pris possession de la grande villa. Comment le savons-nous ? Il suffit d’écouter la musique toujours (trop) forte. Un petit message à la réception et le calme du site (l’un des critères mis en avant par l’hôtel) revient immédiatement. Nous dormons comme des bébés dans ce petit paradis.
