Sainte Anne-Deshayes : 53km

Je suis seule 4 jours pendant que Manu travaille. Quel changement d’arriver en Guadeloupe ! Tout d’abord, après nos boutique-hôtels, le Relais du Moulin est plus grand et avec « beaucoup » de monde. Le 1er soir au restaurant, ça m’a semblé un peu  pesant. Je ne vous parle pas du lendemain autour de la piscine… heureusement que l’endroit est superbe avec de très beaux jardins.

Apéro avec le directeur de l’hôtel

Nous rencontrons le directeur de l’hôtel au moment du check-in, qui se trouve être un ancien client de Manu, nous avons la chance de récupérer une chambre entièrement rénovée très belle. Seul problème : elle se situe juste en face des travaux routiers qui deviennent rapidement un enfer dès que le chantier se lance à 6h du matin. Nous demandons à changer et sommes surclassés dans une suite au calme. On n’y perd pas au change.

Et puis, on a perdu la gentillesse et la joie des gens des Caraïbes (Costa Rica et Rep Dom). Nous sommes arrivés dans un lieu où tout le monde fait la tête ou presque, ça n’est pas très agréable. On se dit qu’avoir une île aussi belle et ne pas tout faire pour que les gens s’y sentent bien, je ne comprends pas… Je repasse la plume à Manu. 

Après quatre jours de travail, nous rouvrons donc le carnet de voyage pour un week-end de trois jours sur la côte Ouest, à Deshayes. Tous les locaux nous ont confirmé le côté sauvage, tropical et naturel de cette côte. Nous quittons notre hôtel, le relais du moulin. Finalement un peu déçu. Si la prestation dite « hard » (chambre, restaurant, piscine) sont bien pour un hôtel, quatre étoiles, côté « soft » (service), on est loin des standards d’un hôtel de ce standing. On sent que le personnel applique des procédure de service mais sans empathie ni naturel : cela donne une relation finalement tendue. Lorsque l’on compare avec la gentillesse des costariciens qui ont toujours envie de faire plaisir et d’aider ou l’efficacité et le sourire des dominicains, on comprend que les Antilles Françaises n’ont jamais réussi à percer dans le tourisme international, pourtant l’une de leur première activité économique. Et puis les tarifs étant plus chers qu’en métropole, le décalage est d’autant plus fort quand le service ne suit pas.

Sainte Anne-Deshayes

Notre lieu de villégiature pour le week-end est à Deshayes : nous avons quitté un hôtel de standing pour aller dans un ecolodge : tout est bois, pas de clim (juste un ventilateur) et une moustiquaire, douche et cuisine extérieures. Ça nous change. Les bungalows sont disséminés dans un jardin tropical somptueux. Là, on va découvrir la vie à la locale.

Jardins du Colibri
Nature tropicale

Cet après-midi. direction le jardin botanique de Deshayes, véritable sanctuaire de plantes tropicales. Sur le papier, ça n’est pas trop notre came mais comme il est a 100m à pied et qu’il est très réputé, nous allons visiter ce site. Il est très bien aménagé et nous offre une promenade d’une 1h30 au milieu des espèces tropicales plus impressionnantes les unes que les autres. Moi qui avait zappé les cours de SVT, je n’ai pu mettre trop de noms sur les plantes mais l’affichage nous aide bien. À noter : sur les 3200 plants présents en Guadeloupe, seulement 55% sont endémiques, le reste ayant été importés pour des fins alimentaires, médicinales, industrielles ou ornementales.

Colibri en plein butinage

Autre caractéristique du site, la maison de Coluche. Dans les années 70, l’artiste a acquis une petite maison : c’était son havre de paix, sa retraite. À l’époque, l’endroit n’était qu’une simple bicoque, sans aucun aménagement paysager. Mais il avait l’avantage d’offrir une vue hallucinante sur la nature qui l’entourait, une vue imprenable sur la mer des Caraïbes et la végétation luxuriante très présente sur l’île. Et c’est à partir de 1985, soit un an avant sa mort, que Coluche fait appel à son ami Michel Gaillard, un pépiniériste parisien, pour prendre soin de son domaine et des terres qui l’entourent. Ce dernier rachète le terrain à la mort de Coluche et en fait un jardin botanique

Site de la maison de Coluche

Après de nombreux tracas avec les locaux et un incendie, la maison historique a disparue. Elle est devenue aujourd’hui une immense villa de vacances (reservable sur Booking désormais). La vue y est toujours spectaculaire.

La nature est quand même bien faite. Le figuier des Banyans a, selon la Nasa, des propriétés absorbantes de polluants pouvant neutraliser divers produits chimiques tels que la peinture et les solvants des matériaux (tissus, revêtements muraux). C’est dingue quand même !

Après notre Ty’punch traditionnel du soir (et puis c’est l’apéro du vendredi aussi), nous tentons de trouver un resto pour dîner. Pas facile en cette basse saison. Quasiment tout est fermé, même pendant le week-end. Ils vont sans doute rouvrir pour l’été et les arrivées touristiques de juillet-août.

Nous organisons notre nuit tropicale avec la moustiquaire de tirée et après une douche en extérieur observés par une mini-grenouille et un insecte au joli dos noir et blanc.

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