Pièce de théâtre « Vous avez dit essentiel » écrite et jouée par Michel (Montlauzun)

Linda appelle de la route pour lui faire une réservation pour six marcheurs. Elle demande un tarif pèlerin que Michel ne fait pas. Elle négocie et finit par obtenir une remise. Quelques jours plus tard, elle demande si ses amis pourront laisser leur voiture le temps de la marche et elle demande où elle pourra poser son hélicoptère. Oui, oui : elle compte bien venir en hélicoptère. Michel l’informe qu’il ne souhaite pas qu’elle atterrisse dans son jardin et la renvoie vers les autorités municipales du village. La dame ne veut rien entendre et déclare qu’elle se posera quand même. Et lui de répondre qu’il annule sa réservation et qu’il ne veut pas les avoir dans son gîte.
Le jour J arrive et le ronronnement, puis le fracas de l’hélicoptère annonce l’arrivée des deux passagers qui se pose dans le pré en face de sa maison après avoir tenté de se poser dans la cour d’une ferme dont ils se sont faits renvoyer. L’accueil dans le gîte est glacial mais Michel est bien obligé de les accepter vu qu’ils sont dans le jardin tout en insistant pour qu’il déplace l’hélicoptère dans un endroit plus approprié. Le mari pilote s’exécute et propose à Michel d’en profiter pour faire son baptême de l’air et d’observer son gîte depuis le ciel. N’ayant fait ni l’un ni l’autre, après moult propositions, il accepte.
Au moment où les pales de l’hélico se mettent à tourner et que la machine s’élève, elle vient heurter un câble électrique qui fait exploser les vieux relais en porcelaine. L’hélicoptère se repose sans dommage pour les passagers mais l’incident électrique se propage de poteau en poteau, de ferme en ferme dans la vallée, provocant des coupures électriques pour tous les habitants. Malgré le branle-bas de combat des pompiers, de la gendarmerie et des électriciens d’EDF, le couple et leurs amis partent dîner à Lauzerte comme si de rien n’était sans s’occuper de Michel ni lui proposer de l’emmener dîner, histoire de compenser le choc psychologique qu’il vient de subir. Il reste affalé sur son canapé, ayant vu sa dernière heure arrivée. Lorsqu’il reprend ses esprits, il se rend compte que ses clients sont rentrés du restaurant et sont partis tranquillement se coucher comme comme si de rien n’était.
Le lendemain, contraint par l’enquête des gendarmes, le couple décide quand même de faire l’étape prévue mais en taxi vue la pluie battante. Du coup, le couple rentre tôt de leur « Pèlerinage » en voiture et décide de rentrer sur Paris avec l’hélico après avoir payé la note d’étape remisée. Au moment du départ, la dame salue Michel sans lui demander comment il va mais en déclamant « je ne suis pas la personne que vous croyez »
Cette histoire date de 2013. D’après Michel cette histoire est véridique mais je n’ai pas trouvé de trace dans les archives Internet. L’hiver, il transforme son gîte en salle de spectacle et s’est inspiré de cette mésaventure pour écrire sa pièce qu’il joue à guichet fermé.
« qu’importe l’issue du chemin quand seul compte le chemin parcouru » maxime du Chemin
Bonjour !
j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt votre périple vers St Jacques de Compostelle. Merci à vous pour ce compte rendu journalier , bravo pour savoir mener à bien ce projet !
Sophie nous nous sommes rencontrées une fois autour d’un repas de la ligue .
Bon retour ! Et à bientôt
Jacqueline ( alias kiki )
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Merci Jacqueline pour tes gentils mots.
À bientôt lors d’un prochain café convivial
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