
Départ lundi pour une journée de liaison donnée pour 210km en 4h. Ça c’est la théorie car en pratique on aura mis 50% de plus pour faire le trajet en tenant compte d’un arrêt d’une heure à Libéria pour faire de l’essence et nous restaurer.
Le départ de la Fortuna se fait sous un grand soleil et donc une chaleur accablante et humide de 37 degrés. Comme sur le premier tronçon, la route est plutôt belle en qualité mais devient vite horripilante quand on se traîne derrière des camions ou des bétaillères ou parfois les deux. Ma patience légendaire (!) n’y résiste pas, mais nous devons quand même prendre notre mal en patience.

Finalement, Waze doit ressentir notre besoin de sortir de ce piège ou mon envie de passer sur une route un peu plus rigolote, alors, bizarrement, il nous fait tourner à gauche et nous nous retrouvons à faire presque 30 minutes de chemins caillouteux et plein d’ornières. Mais au moins, cela rend le trajet moins monotone. On enchaîne avec une montée autour du volcan Tenorio à 600m d’altitude. Comme à la Fortuna, les nuages nous empêchent de voir quoi que ce soit.

Après la pause café, c’est parti pour une grande descente non-stop sur le versant Ouest en direction de Libéria (cela ressemble à la longue descente des Andes vers Esmeralda sur la côte pacifique sauf que là-bas, la descente avait pris la journée, les Andes, c’est autre chose !). Le climat change rapidement pour passer d’un environnement tropical à des plaines presque arides.

Par contre la chaleur, elle, ne baisse pas : nous arrivons sur la capitale de la province du Guanacaste à près de 40°. Nous pensions découvrir une ville un peu historique et nous tombons sur un immense centre commercial sans aucun intérêt alors que c’est la deuxième ville du pays. Les rues sont formatées à la mode américaine à angle droit et ne sont qu’un enchaînement de boutiques composées de chinoiseries plus moches les unes que les autres. Seul intérêt notable : une place arborée avec de gigantesques Guanacaste, arbre symbole du pays.





Cette ville est le point d’entrée de la clientèle américaine, souvent des retraités qui achètent (achetaient car cela semble changer un peu) des villas pour pas trop cher : Miami est à 3h de vol, Houston à 3h30 et Dallas à 4h30. En quittant la ville, nous tombons même sur un immense Walmart : au moins les Américains ne sont pas dépaysés.
Nous arrivons à Brasilito, notre halte pour deux nuits, accueillis par Ximena dans son Quinta Esencia. Nous sommes au top car les seuls clients (5 hébergements possibles). Ce patelin est un tout petit village balnéaire qui est posé sur la belle plage du même nom tout en jouxtant le magnifique spot de Playa Conchal. Réputation non usurpée : le site est très joli.


A part une réunion importante avec un gros prospect mexicain, la journée du mardi est orientée farniente. En bons blancos tout juste arrivés de France que nous sommes, nous ne restons à la plage que deux heures et rentrons vers 11h avant que le soleil ne soit à son zénith (il pique fort ici). La nage avec masque permet de voir quelques variété de poissons multicolores entre les blocs de rocher.
Nous tapons la causette avec un vendeur de bracelets, 100 % local (le gars car pour les bracelets, on a encore un doute). Dès que nous lui, disons que nous sommes français, il enchaîne sur la Coupe du Monde de foot et pronostique que nous allons la gagner haut la main. Idem pour la Champions League avec PSG qui va battre Arsenal : il est bon vendeur mais on ne lui a acheté aucune chinoiseries.

L’après-midi, nous continuons la découverte des environs mais en voiture climatisée. Nous ne faisons que 57km mais en 1h30. Nous avons pris toutes les routes de côtes possibles y compris des pistes totalement cabossées avec des pentes à 10% : j’ai été contraint de repasser en mode 4×4 (trop content, Sophie beaucoup moins). Au milieu de nulle part, nous tombons sur un patelin, Las Catalinas, tout droit sorti de ces villages artificiels de Disney ou du True Man show. Un promoteur américain a entamé il y a 20 ans la construction d’un village complet dédié à la marche et presque interdit à la voiture, en respectant (soit disant) les codes architecturaux locaux… nous dirions plutôt ceux des américains de Californie ou du Texas (il ne faudrait pas que les ricains soient trop tropicalisés non plus).


La côte vers la Playa Hermosa a ceci de notable quelle est composée de pleins de petites îles ou gros rochers ce qui rend le panorama spectaculaire. Les coins semi-désertiques sont entrecoupés de zones construites avec des villas ou des résidences de tourisme énormes et d’étendues brulées.
Nous ne résistons pas à l’apéro bière Imperial-Bretzel face au soleil couchant sur la plage de Flamingo. A magic moment avec 35° de température !


Le bel iguane ! mais il ne sourit guère…
Elles semblent très bien ces pistes pour s’amuser en voiture? Pourquoi Sophie n’aime pas???
J’aimeAimé par 2 personnes
Ils ne rigolent pas les iguanes ici : ils sont concentrés sur leur manger !
Écoute, franchement, au fur et à mesure que nous progressons, elle s’y fait de mieux en mieux aux pistes. Ce n’est qu’une question de référentiel : quand il n’y a plus que ça comme route, on s’y habitue… et moi j’adore 🤪
J’aimeJ’aime