Playa Barrigona

Programme du jour : rien ou pas grand chose. Il nous faut au moins ça pour nous remettre de notre nuit hachée par les hurlements des chiens du quartier qui résonnent sur le palier des chambres.

 Je fais quand même une petite visio WeYield avec Christian pour caler les éléments techniques de mes réunions de la semaine prochaine à San Jose : il trouve sympa mon nouveau fond d’écran tropical … naturel celui-là 😁

Nous prenons la piste : Sophie est tellement blasée qu’elle n’y prête même plus attention. Il faut néanmoins rester vigilant : sur un pont, une énorme barre de fer se tient bien droite. Il ne ferait pas bon se la prendre dans le moteur même à 20km/h. 

Ce matin, nous allons à la découverte d’une nouvelle plage à 35mn au nord de Samara : la Playa Barrigona. Elle est encore plus belle quoique plus petite mais plus sauvage que Playa Carrillo. Nous sommes à peine 20 dont 5 surfeurs qui taquinent les gros rouleaux du Pacifique.

Playa Barrigona

Après avoir trouvé un spot pour les serviettes sans trop déranger les Bernard-L’Hermite qui, sans même demander la permission, escaladent allègrement la fouta de Sophie, je me jette à l’eau pour jouer dans les vagues comme un gamin de 10 ans. De beaux paquets d’eau bleu turquoise et chaude me tombent sur la tête mais j’adore. Il faut quand même rester prudent car je suis parfois un peu sur la trace des surfeurs et je ne voudrais pas tester les urgences locales qui se trouvent à Nicosia (35km/1h).

Nos amis Bernard-l’Hermittes
Après l’effort…

Demain, c’est décidé : je loue un bodyboard pour m’amuser à glisser sur les vagues. 

Point notable. Sophie note qu’une piste semble entrer dans les terres depuis le centre de la plage, différente de l’accès public. En discutant plus tard à San Jose, nous apprenons que Mel Gibson dispose d’une immense villa (en fait 3) en retrait de la plage sans pouvoir être vu.

Villas de Mel Gibson (photo internet)

En arrivant au Chill-out, je m’empare d’une des grosses bouteilles d’eau qui se trouvent sur les emplacements de parking des voitures dans le chemin. J’asperge de bonnes rasades pour retirer la poussière accumulée depuis le début de notre safari. Sur ce arrive Philip, notre hôte. Pris sur le fait, je fais bonne figure et re-remplis sa bouteille pour la remettre à sa place. Personnellement, je pensais que ces 4 bouteilles servaient à délimiter à peu près les places de parking. Il nous informe que cette eau dans les bouteilles en plastique translucides (genre 2 litres de coca) font des reflets qui éloignent les chiens et évitent ainsi qu’ils ne fassent leurs besoins devant le portail. Il est très content du résultat : ça n’empêche pas totalement les déjections canines mais ça les a réduit de 80%. Pas mal comme idée. En tout cas j’ai moins de poussière jaune sur les vitres 😉

Bouteilles anti-déjections

Nous dînons chez  Mr Pelicano un restaurant de poissons : Sophie se fait plaisir avec un mahi-mahi aux amandes qui lui rappellerait presque la Polynésie et moi d’un tataki de thon d’une tendreté à tomber. Nous témoignons de notre satisfaction à Philip qui nous dit « ce resto est digne d’un étoilé Michelin ». Mouais, c’était bon mais pas au point d’avoir une étoile non plus. Avec des couverts en fer blanc équipé made in China et un toit en tôle ondulé rouillé, Il n’a pas dû souvent aller manger dans un Michelin le gars.

Le retour se fait sous un crachin qui se transforme en douche tropicale à peine rentrés à l’hôtel. Effet bénéfique : cela a dissuadé les chiens de traîner dehors et d’hurler comme ils l’ont fait la nuit précédente. A tout chose malheur est bon !

Pura vida

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